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Historique du site de Toulouse

Le domaine : de la Borde … au château de Marmande

En 1571, le domaine est une borde, petite exploitation agricole comprise entre le fief de la Mondie, le Touch et le chemin Falinier ou Salinier.

Borde lauragaise

Le propriétaire Jean de Lardet ou Jean de Lardat est licencié en droit, avocat au parlement et syndic de la Bourse, puis Capitoul en 1563. La propriété est accompagnée, comme toute borde, de jardins et vergers, de prés et bois, de champs et vignes. Le tout fait une quarantaine d’arpents (ancienne mesure agraire pour les bois et les vignes, 1 arpent revient à environ 35 à 50 ares) soit environ 1700 ares.

Annales de Toulouse

Capitouls en 1701

Lorsque jean Castel, riche marchand de Toulouse, acquiert le fief en le 28 juillet 1706 avec ses rentes censives, la maison et les offices, écuries, métairies, les quatre setiers de blé et quelques poules de rente féodale. Il fait construire le château de Marrast (du nom du propriétaire précédent), sur les bases de l’ancienne métairie presque ruinée. Jean-Pierre Castel, fils de Jean Castel et de Marie de Colomès obtiennent de l’archevêque de Toulouse, l’édification d’une chapelle domestique après 1729.

Peu avant la révolution, le domaine contient quarante-deux arpents, quatre boisseaux avec maison, métairie, cour, sol, jardin, vivier, terre, pré, pastenc (ou pâturage), et bois. Il appartient au marquis de Castelpers.

 A partir de 1789, le marquis de Castelspers décide d’émigrer. La propriété est confisquée et vendue au titre de bien national :

 

« Le domaine de Marmande avec une grande allée, son portail et cour d’entrée, ses bâtiments pour le maître, composé d’une cave, d’un rez-de chaussée formé de sept grandes pièces, y compris un grand salon au milieu et d’un premier étage, une chapelle, deux pigeonniers, des greniers, le logement du maître valet, deux écuries, un tinal (ou cave à vin), une fournière (ou four commun), une buchère, des hangars, et une belle allée d’amandiers.."

 

Le citoyen François-Marc Mouys, habitant de Toulouse rachètera aux enchères le domaine de 41 arpents de terre pour la somme de 32 000 francs.

En 1914, l’industriel Alfred Chouvel achète Marmande et s’y installe.Les industries métallurgiques Chouvel, sont spécialisées dans la manufacture de boîtes métalliques.

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La propriété est exploitée par 7 familles logées au château Roux. Au plus fort de l’activité il était fait appel à une quarantaine de saisonniers, par exemple pour la cueillette et le conditionnement des prunes royales. Une trentaine d’hectares était consacrée à la vigne. Quelques vaches laitières pacageaient non loin du Touch. Alfred Chouvel donnait parfois de brillantes réceptions. Le château brillamment illuminé, accueillait alors la fine fleur du monde de l’industrie.

chateau 1

Du site des Capelles ... à l' I.R.F.S.S.

En 1970, la Croix-Rouge française acquiert le château de Marmande sur le site des Capelles par l’intermédiaire du Président André Delaude (Président de la CRf de 1992 à 1994). La structure humanitaire désirait regrouper sur un site unique les locaux de l’école d’assistants de service social , de l’école d’infirmier(e)s , et l’activité secourisme géré par le Comité de Toulouse.

CRf 1970 1

En 1971, Jean Verdier du Conseil Départemental Haute-Garonne de la CRf, impulse la création des centres de formation d’Aides-soignants et d’ambulanciers avec la collaboration de la directrice de l’ l’école d’infirmier. La formation initiale et la formation continue constituent des entités séparées. On distingue également la direction de la formation professionnelle en parallèle à la direction de l’enseignement.

L’école d’assistants de service social, s’installe en 1976 chemin des Capelles, l’année suivante, l’école d’infirmier(e)s et la formation continue s’établissent sur le site des Capelles.

Après 1985, l’Etat passe le relais aux Conseils régionaux en ce qui concerne la formation des jeunes et des demandeurs d’emploi.

Le centre de Formation professionnelle (CDFC) créé cette année-là, dont le secourisme est l’activité essentielle, mettra en place une section aéronautique avec la préparation au CSS (Certificat de sécurité sauvetage).

Le site de Toulouse est alors le principal centre de formation de la Croix-Rouge en Midi-Pyrénées, les autres départements comptant peu d’établissements.

Juin 1999 voit la création de l’IRFSS : Institut Régional de Formation Sanitaire et sociale, et le début d’une gestion commune de l’ensemble des unités rattachées préalablement au Conseil départemental.

Au renforcement du rôle de la Région Midi-Pyrénées dans la formation des jeunes, répond l'organisation régionale de la CRf.

Soucieuse de faire face au souci de la Région Midi-Pyrénées de renforcer l’offre de formation de proximité, l’IRFSS Midi-Pyrénées ouvre des annexes de formation dans le Tarn et l’Aveyron.

Aujourd’hui, l’IRFSS s’est fortement structuré, avec un pôle social, un pôle sanitaire, un CRFP (centre de formation professionnelle) qui proposent des activités de formation dans les domaines sanitaire, social, socio-éducatif, prévention- secourisme, gestion des risques, dans les différentes antennes départementales.

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